Ecriture et dévotion dans les livres de prières consacrés au Prophète Muḥammad : les cas des Dalā’il al-Khayrāt de Muḥammad b. Sulaymān al-Jazūlī (18e-19e s.) (+audio)

Depuis sa composition vers 1453 par le mystique marocain Muḥammad b. Sulayman al-Jazūlī (m. 1465), le Dalā’il al-Khayrāt, livre de prières dédié à Muḥammad, devint l’un des ouvrages les plus copiés en Afrique du Nord, après le Coran. D’une manière similaire à ce dernier, il fit l’objet d’une révérence particulière de la part des copistes et des enlumineurs marocains, s’appliquant à élaborer des figures calligraphiques exceptionnelles et à doter les copies de riches enluminures. Continuer la lecture de « Ecriture et dévotion dans les livres de prières consacrés au Prophète Muḥammad : les cas des Dalā’il al-Khayrāt de Muḥammad b. Sulaymān al-Jazūlī (18e-19e s.) (+audio) »

Art-la-loi ou la construction du positionnement fiqhique sur la question musicale 

Derrière de trop nombreux vinyles musicaux s’immiscent des sonorités religieuses aux vibrations contradictoires. En arrière-fonds des choix et des goûts pour l’écoute musicale, des avis sous forme d’ouvrages juridiques, d’écrits en ligne, voire de voix de cheikh sur les sites de partage de vidéos paramètrent les usages artistiques. Le questionnement de la religion sur la musique n’est donc pas toujours un long fleuve tranquille et c’est là une interférence qui dure depuis le IXe siècle au moins. Continuer la lecture de « Art-la-loi ou la construction du positionnement fiqhique sur la question musicale  »

L’enseignement traditionnel dans le bled du kif : la reconquête d’une tradition (+audio)

Le Rif central, notamment la région de Ghmara, est connu par sa tradition de l’enseignement coranique. Dans le passé, chaque école était réputée pour son fqih et la réputation du fqih jouait un rôle primordial dans le choix des apprentis/taleb. Certains villages sont ainsi traditionnellement plus réputés que d’autres. Avec l’expansion de l’économie du kif et l’arrivée de l’école moderne, la tradition de l’enseignement traditionnel a disparu dans plusieurs villages. C’est dans ce cadre et en continuité avec nos recherches sur cette région que cette intervention, basée sur l’observation des classes de ta’lim a’tiq (enseignement traditionnel) dans un village de Beni Khaled, visera à mettre à jour les transformations liées au ta’lim a’tiq dans le bled du kif. Continuer la lecture de « L’enseignement traditionnel dans le bled du kif : la reconquête d’une tradition (+audio) »

Sabrina Mervin et Farid El Asri : Réformes de l’enseignement

Séminaire inter-laboratoires CéSor, CHERPA, IDEMEC, IREMAM
De la fabrique des autorités religieuses : qualifications, légitimations et ancrages des « clercs » de l’islam, du christianisme et du judaïsme en Méditerranée

Prochaine séance le Jeudi 15 mars 2018 « Réformes de l’enseignement » au CHERPA, Sciences Po Aix-en-Provence, Espace Philippe Séguin (EPS) 003, 10h00-12h30 autour de deux présentations.

L’enseignement religieux dans le chiisme contemporain entre modèle « traditionnel » et réformes

Sabrina Mervin, CéSor

Dès les années 1920, des oulémas et des jeunes clercs appelèrent à la réforme de la hawza de Najaf, foyer de savoir du chiisme. Depuis, d’autres initiatives ont été lancées, provoquant d’autres débats dans les milieux cléricaux. La République islamique d’Iran, à partir de 1979, a de son côté modernisé l’enseignement et favorisé les passerelles avec l’université afin de former un clergé susceptible de s’intégrer dans les rouages de l’État. Continuer la lecture de « Sabrina Mervin et Farid El Asri : Réformes de l’enseignement »

La Murchida (épître qui guide) et son impact dans l’enseignement de l’Islam au Maroc (+audio)

La Murchida (ou épître qui guide) est un texte court (une page dans sa version la plus courte) traitant de croyance ach‘arite. S’il est pour nombre de savants marocains et orientalistes un témoin historique de l’implantation de cette école dans la région, puisqu’ils l’attribuent à Ibn Tūmart (524/1129), ce texte est connu au Moyen-Orient comme étant le texte d’Ibn ‘Asākir (640/1224), et ce dans de nombreuses écoles où il est enseigné jusqu’à nos jours. Continuer la lecture de « La Murchida (épître qui guide) et son impact dans l’enseignement de l’Islam au Maroc (+audio) »

La politique coloniale française envers l’enseignement de l’islam au Maghreb – par Shoko Watanabe

Cette intervention a pour objectif de montrer le fait que la politique coloniale française vis-à-vis des institutions islamiques au Maghreb, mises en place depuis le milieu du XIXe siècle, était motivée par une politique indirecte de domination. Par-delà la dichotomie répandue entre « assimilation » et « association », la construction d’un double système d’enseignement – ancien et nouveau – aux états « protectorates » devrait être comprise au regard du développement de la politique de l’islam en Algérie, en Tunisie et au Maroc. Continuer la lecture de « La politique coloniale française envers l’enseignement de l’islam au Maghreb – par Shoko Watanabe »

Les interactions, ou leur absence, entre les sciences religieuses et sociales. Analyse des méthodologies des programmes de la chariaa et des sciences islamiques au Maroc

Cette intervention a pour objectif d’analyser le contenu des méthodologies enseignées dans les facultés de la chariaa et des études islamiques au Maroc, en mettant plus particulièrement l’accent sur la présence/absence d’éléments issus des sciences sociales dans ce domaine. À ce titre, nous soutenons l’idée qu’on ne peut interpréter le fiqh, dans une situation concrète donnée, sans le recours aux outils scientifiques propres aux sciences humaines, et plus particulièrement aux sciences sociales. L’apport de celles-ci consiste, en effet, à établir un lien entre l’appartenance et la pratique religieuses et les phénomènes sociaux, ce qui permet de comprendre les formes institutionnelles que peut prendre le religieux (mosquées, partis islamistes, instances de jurisprudence, etc.). Continuer la lecture de « Les interactions, ou leur absence, entre les sciences religieuses et sociales. Analyse des méthodologies des programmes de la chariaa et des sciences islamiques au Maroc »

Séminaire CéSor, CHERPA, IDEMEC, IREMAM : De la fabrique des autorités religieuses : qualifications, légitimations et ancrages des « clercs » de l’islam, du christianisme et du judaïsme en Méditerranée

Responsables : Marie-Laure Boursin (IDEMEC/CHERPA) et Katia Boissevain (IDEMEC), Franck Frégosi (CHERPA), Norig Neveu (IREMAM), Sabrina Mervin (CéSor).

Thématique : Réflexion interdisciplinaire sur les transformations à l’œuvre dans la formation des clercs religieux dans les trois « grandes » religions du Livre et les conséquences sur leurs profils, leurs circulations, leurs modes de légitimation et leurs modes d’intervention dans l’espace public. Continuer la lecture de « Séminaire CéSor, CHERPA, IDEMEC, IREMAM : De la fabrique des autorités religieuses : qualifications, légitimations et ancrages des « clercs » de l’islam, du christianisme et du judaïsme en Méditerranée »

Séminaire ILM – La dimension esthétique dans les récitations du Coran

Les récitations du Coran incorporent une dimension esthétique à même la voix. Un profil proprement mélodique y apparaît ainsi. Le caractère sacré du texte semble susciter lui-même une telle couche esthétique – de même que l’être scriptural du Coran requiert la calligraphie et l’enluminure. Dans cette mesure, contenu (texte) et forme vocale apparaissent solidaires, si bien qu’on ne saurait parfois les distinguer dans l’expérience d’audition. Cette intervention se propose de rendre compte d’un tel rapport de corrélation entre la dimension sacrée du Coran et la forme esthétique qu’engendre sa récitation. Continuer la lecture de « Séminaire ILM – La dimension esthétique dans les récitations du Coran »

Épistémologie des sciences islamiques – Approches méthodologiques des sciences religieuses

Comment développer la recherche dans les sciences islamiques tout en adoptant les méthodes des sciences sociales ? Ce séminaire vise à faire la lumière sur certaines questions liées au savoir religieux, en particulier celles qui ont trait à l’aspect méthodologique. En effet, les sciences islamiques ne sont pas séparées de la réalité sociale ; c’est pourquoi il est nécessaire de défendre l’idée selon laquelle l’adoption des méthodes des sciences sociales dans l’étude des sciences islamiques contribue au développement de celles-ci. Dans ce cadre, il est utile de proposer un nouveau champ de recherche dans le monde musulman, celui de « la sociologie du savoir religieux ». Continuer la lecture de « Épistémologie des sciences islamiques – Approches méthodologiques des sciences religieuses »